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Dans les coulisses de Space Jam : Les 11 anecdotes du film mythique de la Warner

Posted on 109

Que vous soyez fan de basket-ball ou non, passionné de sneakers ou non, vous avez forcément déjà entendu parler du film Space Jam réalisé par le studio Warner Bros en 1996, célèbre pour les premiers rôles joués par Michael Jordan et les Looney Tunes. Ce film a été une petite révolution dans le monde de l’animé mais aussi dans le placement marketing. S’il a marqué toute une génération, la vie dans les coulisses n’a pas été un long fleuve tranquille. Suivez-nous pour découvrir les secrets d’un tournage pas loin d’être chaotique.

 1. L’idée de tourner un long métrage vient… de l’agent de Michael Jordan

Vous le savez surement déjà, mais avant de faire fureur dans les salles noires, l’association Nike x Warner a fait le bonheur du petit écran. Créée en 1992 pour promouvoir les Air Jordan, cette publicité met en scène Bugs Bunny et le meneur des Bulls. Un véritable succès qui poussera le studio et la marque au Swhoosh à répéter l’expérience l’année suivante pour la pub du SuperBowl. Cette fois-ci, c’est dans l’espace que le lapin le plus connu du monde et le meilleur basketteur de l’histoire font équipe pour venir à bout d’une bande extraterrestre. Élue meilleure publicité du célèbre évènement – rappelons que la rencontre est suivie par plus d’un milliard de téléspectateurs et que les pubs y sont les plus chères du monde – le court métrage donne alors à David Falk, agent de MJ, une idée : pourquoi ne pas réaliser un long métrage sur l’idée des publicités déjà faites ? Vous vous en doutez, il n’en fallait pas plus à Nike et Warner pour flairer le bon tuyau et lancer le projet. That’s all Falk !

Michael Jordan partage l’affiche de Space Jam avec les Looney Tunes

2. (Presque) personne ne croyait au projet

Bon, soyons clairs, Michael Jordan qui combat les extraterrestres avec l’aide des Looney Tunes… L’idée passe pour une pub sympa d’1m30. Mais de là à en faire un film d’1h30, le projet semble voué à l’échec. À tel point qu’en interne, personne n’y croit à la Warner. Pire, même Joe Pytka, réalisateur des publicités, prédit au film un bide. Ce qui est plutôt paradoxal puisque c’est finalement à lui qui va récupérer le bébé – le studio ne trouvant personne – quelques semaines avant le début du tournage. Conscient, donc, de la limite du scénar, l’homme aux longs cheveux décide de construire le script autour de la vraie vie de Michael Jordan – Il avait mis fin à sa carrière en NBA pour se consacrer au baseball suite à la mort de son père – pour coller à l’actualité mais également pour MJ dans son jeu d’acteur. Jolie inspiration du réalisateur puisqu’il faut avouer que les meilleurs moments du film sont ceux de la vie de numéro 23. Désolé Daffy, mais His Airness c’est le top !

3. Spike Lee a peut-être influé sur le scénario

C’est simple, dès qu’on parle de NBA ou de sneakers, Spike Lee n’est jamais très loin. Fan invétéré des Knicks, le réalisateur américain et notamment célèbre pour sa présence sur le bord du terrain à chaque match des joueurs de New York. Si son club est un des plus grands rivaux des Bulls de Michael Jordan, le producteur de Do the Right Thing n’en est pas moins fan du numéro 23. Personne ne fu donc étonné quand il proposera son aide à Joe Pytka pour avancer sur Space Jam. Une offre refusée par la Warner Bros, déjà en conflit avec le natif d’Atlanta suite à son film Malcolm X. Mais les rumeurs veulent que de manière officieuse, Spike Lee n’était jamais très loin des réalisateurs. Cet homme est partout !

Spike Lee jouait dans une publicité pour les Air Jordan IV

4. Un terrain d’entrainement a été érigé dans les studios de la Warner

Vous vous en doutez, contrairement à un acteur professionnel, difficile pour Michael Jordan de se libérer pendant 1 an pour tourner Space Jam, la sortie étant programmée le 15 novembre 96 – soit un total de 18 mois alors que le célèbre Roger Rabbit a pris presque 3 ans – en salle. C’est pourquoi le tournage des scènes réelles a été planifié en urgence entre juin et novembre 1995, afin de ne pas empiéter sur la saison de NBA 95-96. Plus encore, à la demande de David Falk, un terrain d’entrainement sera construit sous un dôme dans les studios de la Warner. De quoi permettre à MJ de rester le plus affûté possible en prévision du début de la saison régulière.

 

5. Le fameux « fond vert » s’est démocratisé grâce à Space Jam

Vous vous doutez, réaliser un film mélangeant acteurs réels et animés n’est pas de tout repos. C’est pourquoi, sur les conseils de Robert Zemeckis, réalisateur du très bon « Qui veut la peau de Roger Rabbit », les réalisateurs de Space Jam décident changer les techniques de tournages pour éviter toutes les complications occasionnées lors du film de 1988. En effet, les décors du film porté par Bob Hoskins devaient être construits sur plusieurs étages afin de permettre à la réalisation d’animé la machinerie des séquences. De plus, chaque scène était jouée au moins deux fois, une avec personnages animés en marionnettes, une deuxième sans, obligeant les acteurs à retenir la hauteur et la positon de leurs interlocuteurs, sous peine de devoir rejouer la scène. Appelé à l’aide, c’est finalement Ed Jones, qui avait collaboré sur le film de Zemeckis et qui venait d’ouvrir sa société CineSite, qui apportera la solution : le studio virtuel. Plus connue maintenant sous le principe de fond vert, cette technologie a permis à Joe Pytka de filmer comme il le voulait le jeu de Michael Jordan, et pour ce dernier d’agir de manière beaucoup plus naturelle. Pour l’exemple, les animés autour de lui étaient joués par des « hommes en vert ». Rien n’est trop beau pour MJ !

Space Jam est la première grosse production à utiliser le studio virtuel

6. Le tournage est loin d’avoir été un long fleuve tranquille

Si les techniques de tournage ont été optimisées pour faciliter le jeu d’acteur de Michael Jordan, on ne peut pas dire que le sportif ait été mis dans les conditions les plus sereines. Dans la lignée d’une préparation un peu cafouillis et un scénario écrit à la dernière minute, le réalisateur et les scénaristes avaient la fâcheuse habitude de modifier constamment le script, même parfois en pleine scène. On imagine facilement la difficulté pour le mythique basketteur de retenir ses répliques. C’est d’ailleurs pourquoi les scènes étaient découpées le plus possible pour éviter de trop faire travailler la mémoire de MJ. Ajoutez à cela que Air Jordan était constamment dérangé par les employés de la Warner qui venaient lui demander des autographes et des photos. C’est finalement le 30 septembre 1995 que le tournage réel prend fin, respectant le temps imparti. C’est bancal, mais ça passe ! His Airness is the best !

7. 400 animateurs ont travaillé sur la partie des Looney Tune

Arrivé à la rescousse, lui aussi, Ivan Reitman – qui a bossé sur Ghost Busters – est choisi pour travailler sur la partie animée de Space Jam. Et là, soyons clair, c’est le début du grand n’importe quoi ! Puisque la Warner était en pleine animation d’Excalibur l’épée magique, c’est le département marketing qui va être chargé du projet. Un travail bien trop lourd surtout qu’à ce moment-là, personne ne sait vraiment quelle direction prendre. C’est donc en tant que sauveurs que Bruce W Smith et Ron Tippe sont appelés. Par la même occasion le long métrage racontant l’histoire de Kayley et Garret est arrêté et les animateurs sont récupérés pour travailler sur Space Jam, avec un budget illimité. C’est donc finalement 400 personnes dans 18 studios qui se sont relayé jours et nuit pour finir les 65 minutes d’animation nécessaires. De quoi rêver des Looney Tunes en allant se coucher !

Bugs Bunny et sa bande n’ont pas hésité à fouler le parquet

8. Le match final devait se jouait devant… 8000 Looney Tunes

Si vous avez les images du film en tête, vous vous rappelez surement du public qui s’est déplacé en masse au centre de la Terre pour assister à ce match de folie (normal).  Mais ce que vous ne savez peut-être pas c’est qu’initialement le stade devait avoir une capacité de 8000 places et non 25000 comme finalement dessiné. Un changement de dernière minute qui a poussé les réalisateurs à recourir à une technologie permettant de multiplier les Looney Tunes. Un gain de temps non négligeable mais si on y regarde de plus près, on voit à plusieurs endroits 3 fois le même personnage. Bon on chipote on avoue !

9. Les recettes en produits dérivés ont explosé des records

Avec un budget estimé à 90M€ et des recettes évaluées à 90,4M€ aux USA et 230M€ à l’international, on ne peut pas dire que Space Jam soit un film d’une rentabilité folle. Mais, comme l’avait annoncé dès le début la Warner, le but était de vendre le plus de produits dérivés après la diffusion du film. Et il faut avouer que Nike et le studio américain ont eu le nez creux puisque selon le Chicago Tribune, les recettes sur les ventes figurines, gamme de vêtements, flipper, album ou autres, s’élèvent à 1,2 milliard d’euros. Si on étend ce chiffre à l’ensemble des marques présentes dans le film, on peut faire grimper ce montant à 4,6 milliards d’euros. Qui a dit poule aux œufs d’or ?

La recette en produit dérivés a battu toutes les attentes de la Warner

10. La Warner voulait un Space Jam 2

Il ne faut pas avoir un doctorant pour deviner que Warner et Nike ont immédiatement voulu lancer un deuxième opus. Alors que Joe Pytka avait déjà donné son accord pour prolonger l’aventure, une équipe est mise sur le coup en 1997. Et même si aucun scénario n’est encore rédigé, un nouveau méchant est créé et les animateurs commencent déjà à travailler dessus. Tout petit problème, MJ, lui, n’était pas partant, trouvant les conditions de tournages trop contraignantes. Du coup la Warner s’est tournée vers Tiger Wood, Jacky Chan et Jeff Gordon. Mais à chaque fois le projet a échoué. Récemment on apprenait que le prochain élu pourrait être Lebron James, même si Ait Jordan voir en Blake Griffin son successeur idéal. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Nous on aurait adoré revoir MJ au ciné !

11. Space Jam est une référence de la culture sneakers

Comment être un fan de sneakers et ne jamais avoir vu Space Jam ? Le fil prenait d’ailleurs la 5ème place de notre classement des meilleures apparitions de basket dans le 7ème art. Déjà, la publicité créée en 1992 mettait à l’honneur une Air Jordan. Logiquement, les modèles les plus emblématiques de Nike ont leur place devant la caméra. De la Air Jordan XI Space Jam, créée pour le film mais présentée aux spectateurs lors des play-offs 1995 lors du match Chicago vs Orlando, aux Air Max Triax. Le long métrage de Joe Pytka est une vraie référence pour les sneakershead.

Space Jam, Warner Bros. Family Entertainment, 1996

A la vue de ce tournage loin d’être simple, il est étonnant de voir la qualité du film qui en est sorti ! Space Jam a marqué toute une génération, même si ce n’est pas par son scénario de folie. Mais quand on mélange le meilleur joueur de tous les temps et les populaires Looney Tunes, le succès ne peut qu’être au rendez-vous !

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